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Le centre cherche sa place à Paris

Le 27/06/2013

La Croix – 26 juin 2013

Alors que Marielle de Sarnez a déclaré sa candidature pour le MoDem, l’UDI devrait investir Christian Saint-Étienne.

La candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet espère toutefois présenter dès le premier tour des listes d’union de la droite UMP-UDI.

 

Les élections constituent un casse-tête pour les partis qui se réclament du centre. Alors qu’ils sont souvent proches sur le fond, des divergences stratégiques font irrémédiablement obstacle à un rapprochement électoral. La préparation des municipales de mars 2014 à Paris ne déroge pas à la règle.

Côté MoDem, Marielle de Sarnez a d’ores et déjà déclaré sa candidature. Mercredi 26 juin, elle présentait son équipe au sein de laquelle figurent beaucoup de personnes issues de la société civile. Son ambition est de parvenir à « un rassemblement large des centres », c’est-à-dire à des listes MoDem-UDI.

Côté UDI, le nouveau parti de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, le bureau de la fédération de Paris a décidé, mardi 25 juin, « à l’unanimité », de proposer aux instances nationales d’investir comme chef de file l’économiste Christian Saint-Étienne, conseiller de Paris. Officiellement, l’UDI ne ferme pas la porte au MoDem, mais les conditions posées semblent inacceptables pour le parti de François Bayrou. « Sur la base de notre projet, nos listes ont vocation à être ouvertes, explique Patrice Gassenbach, président de l’UDI Paris. Marielle de Sarnez y est la bienvenue mais elle doit prendre des engagements : soutenir la tête de liste investie par l’UDI et être sans ambiguïté sur la question de l’alliance avec l’UMP. »

 

DES DIVERGENCES STRATÉGIQUES

Ces conditions renvoient à la divergence stratégique entre le MoDem et l’UDI. Le premier se voit comme un parti centriste, donc à équidistance de la droite et de la gauche, pouvant nouer des alliances à géométrie variable aussi bien avec l’UMP qu’avec le PS. « La compatibilité se jugera à l’aune des projets, des équipes et des pratiques », expose ainsi sans a priori Jean-François Martins, l’unique conseiller de Paris MoDem. Le second se veut un parti de centre droit, une « deuxième famille de la droite », comme le dit Patrice Gassenbach, allié inconditionnel de l’UMP. Bref, la question pour l’UDI n’est pas avec qui s’allier mais quand s’allier avec l’UMP, dès le premier tour ou uniquement au second.

Or le profil modéré de la candidate UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, semble laisser peu d’espace électoral au centre droit. « La logique politique voudrait qu’on fasse des listes communes dès le premier tour, même si aujourd’hui l’UDI fait monter les enchères et place ses pions », décrypte un des membres de son équipe de campagne.

De fait, l’UDI ne cache pas ses ambitions. « L’UMP ne pourra pas gagner seule », prévient Patrice Gassenbach en souhaitant un« rééquilibrage » du rapport de force à droite. Objectif pour l’UDI :« doubler » voire « tripler en cas de victoire » de la droite le nombre de ses conseillers de Paris (actuellement 11 UDI et 52 UMP).

 

LAURENT DE BOISSIEU 

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